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- Philippe Berger

Procédé aux poudres de Joseph Sury (1924)

 Principe du procédé aux Poudres inventé en 1924 par Joseph Sury

et remis à jour en 1990 par Philippe Berger

Joseph Sury a inventé ce procédé et l'a commercialisé après l'avoir fait breveter en 1924.

Lors de la deuxième guerre mondiale, Joseph Sury est malheureusement décédé et toutes ses notes et formules sur son Procédé aux Poudres ont été détruites.

En 1990, après de longues recherches, j'ai pu remettre à jour ce procédé et lui rendre une nouvelle existance.

Jean Sury, le fils du défunt inventeur, m'a remercié d'avoir redéveloppé le Procédé aux Poudres de son père, Joseph Sury.

Ce fut pour moi une immense reconnaissance et c'est pourquoi je continue à développer le Procédé aux Poudres de Joseph Sury et le faire connaître dans l'histoire de la photographie d'art. 

Une couche de colloïde sensibilisée au bichromate alcalin deviendra insoluble lorsque elle aura été soumise à l’action de la lumière solaire, riche en ultra violet, et cette insolubilité est proportionnelle à la quantité de lumière reçue.
Cette propriété subsiste si, à ce mélange de colloïde et de bichromate alcalin, nous ajoutons des pigments pouvant se décolorer sous une action chimique bien précise et d'un agent pouvant retenir spécifiquement les poudres sèches.
Si donc, nous soumettons une couche ainsi composée à l’action de la lumière sous un négatif, les parties correspondantes aux transparences du cliché seront insolubles, tandis que les parties cachées par les opacités du cliché resteront solubles.
Quand aux parties de la couche impressionnées sous les demi-teintes, elles seront solubles en proportion de la densité plus ou moins grandes de ces demi-teintes.
Il en résultera une image positive comprenant la gamme allant du noir au blanc en passant par les demi-teintes intermédiaires.
Le principe est donc simple. L’application en est cependant soumise à une série de conditions. Il faut notamment que les proportions de colloïde, de bichromate alcalin et de couleurs soient bien observées, que la couche soit homogène, et étendue régulièrement à l’épaisseur voulue souvent la plus fine possible pour laisser pénétrer la lumière, que le temps d’exposition sous châssis soit correct et en rapport avec la composition plus ou moins inactinique de la couleur employée.
Lorsque l’image est développée, elle est soumise à l’action d’un agent chimique qui blanchit la coloration de l'image dépouillée dans de l'eau.
Après séchage, il reste une image grisâtre constituée proportionnellement de matières pouvant accrochés des poudres sèches. Cette substance bien spécifique retiendra proportionnellement les couleurs en poudres appliquées sur l’image.
Les couleurs seront fixées avec un adittif.

 

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